Clawdbot, Moltbot, OpenClaw : quand l'IA change de nom tous les mois
En deux mois, ce projet open-source a changé trois fois de nom et explosé sur GitHub. Voici l'histoire fascinante d'une IA personnelle qui réinvente notre quotidien.

L'IA qui ne savait pas comment s'appeler
Imaginez lancer un projet un week-end de novembre 2025, et deux mois plus tard avoir changé trois fois de nom, récolté plus de 100 000 étoiles sur GitHub, et complètement redéfini votre vision. Bienvenue dans l'univers d'OpenClaw, l'assistant IA personnel qui évolue plus vite que son propre branding.
Vous vous souvenez de l'époque où utiliser ChatGPT signifiait ouvrir un nouvel onglet dans votre navigateur ? Puis sont arrivés les assistants de code comme Cursor et Claude Code, intégrés directement dans votre IDE. Mais aujourd'hui, en 2026, la vraie révolution se passe ailleurs : dans vos applications de messagerie que vous utilisez déjà 50 fois par jour.
Peter Steinberger, développeur iOS connu pour PSPDFKit, a eu une idée simple mais puissante : et si votre assistant IA vivait là où vous vivez déjà ? Dans WhatsApp. Dans Slack. Dans Telegram. Pas dans une énième application à télécharger, mais dans votre quotidien numérique. Son projet initial, baptisé Clawdbot (référence au homard, "claw" signifiant pince en anglais), est devenu Moltbot, puis OpenClaw. Trois noms en deux mois. Pourquoi ? Parce que le projet lui-même se transformait à une vitesse folle.
Dans cet article, nous allons décortiquer cette évolution éclair et comprendre pourquoi OpenClaw représente peut-être l'avenir des assistants IA pour les startups et PME tech. Vous allez découvrir comment un weekend project est devenu une infrastructure agentique complète, et surtout, comment vous pourriez l'utiliser dès aujourd'hui.
Du simple chatbot au véritable agent : une métamorphose express
Fin novembre 2025, Clawdbot était un projet relativement modeste. L'objectif ? Créer un pont entre les grands modèles de langage (Claude, GPT) et vos applications de messagerie préférées. Vous posiez une question sur WhatsApp, Clawdbot la transmettait à Claude, et vous receviez la réponse directement dans votre fil de conversation. Simple, efficace, mais somme toute assez basique.
Puis quelque chose s'est passé. La communauté a commencé à contribuer. Les cas d'usage se sont multipliés. Et Peter Steinberger a réalisé qu'il ne construisait pas juste un relais de messages, mais les fondations d'une véritable infrastructure d'IA agentique.
Phase 1 : Le messager obéissant
Au départ, Clawdbot fonctionnait comme un serviteur bien dressé. Vous lui donniez un ordre, il exécutait. "Résume-moi cet article." "Traduis ce texte." "Explique-moi ce concept." C'était déjà pratique – plus besoin de jongler entre applications – mais ça restait réactif. L'IA attendait vos instructions.
Phase 2 : L'éveil de la proactivité
Janvier 2026 marque un tournant. Le projet se rebaptise Moltbot (de "molting", la mue en français). Ce nom n'est pas anodin : il symbolise la transformation, le passage à un stade supérieur. Et effectivement, Moltbot devient proactif.
Qu'est-ce que ça signifie concrètement ? Imaginez un assistant qui ne se contente plus d'attendre vos questions. Il vous envoie des rappels. Il vous fait des suggestions basées sur votre calendrier. Il vous alerte quand quelque chose nécessite votre attention. Il initie la conversation, comme le ferait un véritable assistant humain qui anticipe vos besoins.
Pour les équipes tech, c'est un game-changer. Votre bot Slack peut désormais vous prévenir automatiquement quand les tests échouent, vous résumer les discussions importantes que vous avez manquées, ou vous rappeler de reviewer cette pull request en attente.
Phase 3 : La révolution agentique
Fin janvier 2026, nouvelle transformation : Moltbot devient OpenClaw. Cette fois, ce n'est plus juste un changement cosmétique. L'architecture complète est repensée pour devenir une véritable infrastructure d'IA agentique.
Qu'est-ce qu'un agent IA, au juste ? C'est un système qui peut non seulement comprendre et répondre, mais aussi agir. OpenClaw peut lire vos fichiers, envoyer des emails, gérer vos agendas, transcrire des messages vocaux, installer des logiciels depuis GitHub, et même contrôler d'autres outils comme Claude Code ou Cursor. Depuis votre téléphone, via WhatsApp, vous pouvez lancer une commande comme "Hey OpenClaw, utilise Claude Code pour corriger les tests qui échouent" et l'agent exécute, vous rapportant sa progression en temps réel.
C'est puissant. C'est aussi potentiellement dangereux – nous y reviendrons.
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Une architecture pensée pour durer (et pour évoluer)
Ce qui distingue OpenClaw des dizaines d'autres projets d'IA qui fleurissent chaque semaine, c'est son architecture modulaire et réfléchie. Peter Steinberger et son équipe ont construit quelque chose qui peut grandir sans s'effondrer.
Le Gateway : le chef d'orchestre
Au cœur du système, le Gateway fait office de contrôleur central. C'est lui qui reçoit tous les messages entrants, détermine quel agent doit les traiter, et route les réponses vers les bonnes destinations. Pensez-y comme le standard téléphonique d'une entreprise : il sait qui est disponible, qui a les compétences pour répondre à quelle question, et comment tout coordonner.
Le Pi Agent : le cerveau
C'est là que la magie opère. Le Pi Agent (qui peut tourner sur un Mac, un serveur Linux, Windows avec WSL2, ou même un Raspberry Pi – d'où le nom) est le moteur d'intelligence. Il peut utiliser Claude, GPT, mais aussi des modèles locaux via Ollama, LM Studio ou Harbor. Cette flexibilité est cruciale : vous pouvez commencer avec l'API d'OpenAI, puis migrer vers des modèles auto-hébergés quand vos volumes augmentent ou que vos données deviennent trop sensibles pour le cloud.
Le meilleur modèle local pour le moment ? GLM-4.7-Flash, qui excelle dans le "tool calling" – la capacité à utiliser des outils externes, essentielle pour un agent.
Les Channels : les ponts vers le monde
WhatsApp, Telegram, Discord, Slack, Signal, iMessage... OpenClaw supporte plus de 10 plateformes simultanément. Vous n'avez pas à choisir. Vos développeurs préfèrent Discord ? Vos commerciaux vivent dans Slack ? Votre équipe support utilise WhatsApp ? Pas de problème. Un seul agent, tous les canaux.
Cette approche multi-channel est particulièrement pertinente pour les PME tech qui jonglent souvent avec plusieurs outils selon les équipes ou les clients.
Les Skills et les Nodes : l'extensibilité infinie
Les Skills sont des modules de compétences que vous pouvez ajouter à volonté. Besoin de générer des vidéos avec Sora ? Il y a un skill pour ça. Synthèse vocale avec ElevenLabs ? Skill disponible. Développement et déploiement d'apps iOS sur TestFlight ? Quelqu'un l'a déjà codé.
Les Nodes, eux, sont des agents spécialisés pour certains appareils ou contextes. Vous pourriez avoir un Node dédié à votre serveur de production, un autre sur votre machine de développement, un troisième sur votre Raspberry Pi qui gère votre domotique. Tous communiquent via le Gateway.
Cette architecture distribuée permet une scalabilité impressionnante. Vous commencez petit, sur votre laptop. Puis vous ajoutez des Nodes au fur et à mesure que vos besoins grandissent. Pas de refonte massive, juste une croissance organique.
Les cas d'usage qui changent la donne pour les équipes tech
Parlons concret. Qu'est-ce qu'OpenClaw peut vraiment faire pour votre startup ou votre PME tech ? Au-delà des démos impressionnantes, voici des applications qui génèrent un ROI mesurable.
Support automatisé sur Slack : le premier niveau sans friction
Imaginez que chaque nouvelle recrue qui arrive dans votre Slack puisse poser ses questions basiques ("Comment accéder au VPN ?", "Où sont les credentials de staging ?", "Quelle est notre convention de nommage Git ?") et recevoir des réponses instantanées, 24/7. Pas besoin de déranger un senior à 23h parce qu'on a oublié comment relancer Docker.
OpenClaw peut indexer votre documentation interne, vos conversations Slack passées, vos wikis Notion, et fournir des réponses contextuelles. Quand il ne sait pas, il route la question vers la bonne personne. Résultat ? Vos experts passent moins de temps sur des questions répétitives et plus de temps sur ce qui compte vraiment.
Une PME avec qui nous avons échangé a estimé économiser 5 à 7 heures par semaine par développeur senior grâce à ce type d'automatisation. Sur une équipe de 10 personnes, ça fait 50 à 70 heures – plus d'une semaine de travail récupérée chaque semaine.
Meeting minutes automatiques : ne plus jamais perdre une décision
Combien de fois avez-vous quitté une réunion en vous demandant "Attendez, qu'est-ce qu'on a décidé exactement sur ce point ?" ? Combien de fois une tâche importante a-t-elle été oubliée parce que personne ne prenait de notes ?
OpenClaw peut rejoindre vos calls (ou traiter les enregistrements), transcrire les discussions, extraire les décisions clés, identifier les action items et les assigner automatiquement. Le tout envoyé sur Slack ou par email dans les minutes qui suivent la fin de la réunion.
C'est particulièrement puissant pour les équipes distribuées ou les startups qui font beaucoup de sync rapides. Vous gardez une trace de tout sans effort conscient.
Onboarding structuré : transformer le chaos en processus
L'arrivée d'un nouveau membre dans l'équipe est souvent chaotique. On oublie de donner certains accès. On ne sait plus ce qu'on a déjà expliqué. La personne n'ose pas poser certaines questions "bêtes".
Avec OpenClaw, vous pouvez créer un workflow d'onboarding entièrement automatisé via messagerie. Jour 1 : message de bienvenue + lien vers les ressources essentielles. Jour 2 : checklist des accès à demander + qui contacter. Jour 3 : quiz interactif sur la culture d'entreprise. Jour 5 : rappel de la première one-on-one avec le manager.
Le nouvel arrivant interagit naturellement via Slack ou WhatsApp, pose ses questions quand elles surgissent, et l'agent s'assure qu'aucune étape critique n'est oubliée.
Orchestration de dev depuis votre téléphone : le CTO mobile
Voici un cas d'usage qui semble futuriste mais qui est déjà fonctionnel : vous êtes en déplacement, vous recevez une alerte que les tests sont cassés en production. Depuis WhatsApp, vous tapez : "OpenClaw, lance Claude Code, identifie le problème dans les tests et propose un fix."
L'agent se connecte à votre environnement de dev, lance Claude Code (ou Cursor), analyse le code, identifie la régression, propose un correctif, et vous l'envoie pour validation. Vous reviewez depuis votre téléphone, validez, et le fix est déployé. Le tout en 10 minutes, sans jamais ouvrir votre laptop.
C'est ça, la vraie puissance d'un agent IA : il ne remplace pas vos outils de dev, il les orchestre pour vous depuis n'importe où.
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L'éléphant dans la pièce : sécurité et confiance
Soyons honnêtes. Donner à une IA la capacité de lire vos fichiers, d'envoyer des emails en votre nom, d'exécuter des commandes système... c'est terrifiant si c'est mal fait.
OpenClaw a d'ailleurs connu un incident de sécurité significatif début janvier 2026. Certains utilisateurs avaient déployé le système sur des VPS (serveurs virtuels) avec les ports publiquement accessibles et l'authentification désactivée (auth:none). Résultat ? Des bots malveillants ont exploité ces instances pour envoyer des scams et des messages crypto. Pas glorieux.
La réponse : breaking changes assumés
La version v2026.1.29, sortie le 29 janvier, a radicalement changé les choses. L'option auth:none a été purement et simplement supprimée. Plus possible de laisser votre instance sans authentification. Les développeurs ont également introduit des daemons système (launchd sur macOS, systemd sur Linux) pour mieux contrôler les processus en arrière-plan.
Ces changements ont cassé certaines installations existantes – d'où le terme "breaking changes" – mais c'était nécessaire. La sécurité ne peut pas être optionnelle quand on parle d'agents autonomes.
L'auto-hébergement comme réponse fondamentale
Paradoxalement, l'un des plus grands atouts sécuritaires d'OpenClaw, c'est qu'il est auto-hébergé. Vos données ne transitent jamais par les serveurs d'une startup qui pourrait faire faillite, être rachetée, ou changer sa politique de confidentialité du jour au lendemain.
Vous contrôlez l'infrastructure. Vous choisissez où tournent les modèles (cloud ou local). Vous décidez quelles données peuvent être traitées et lesquelles restent hors de portée. Pour les PME tech qui manipulent des données clients sensibles ou de la propriété intellectuelle critique, c'est un argument massif.
Les bonnes pratiques à adopter
Si vous envisagez de déployer OpenClaw, voici quelques règles d'or :
- Jamais de déploiement public sans authentification forte. Utilisez des tokens robustes, changez-les régulièrement.
- Limitez les permissions. L'agent n'a pas besoin d'accéder à tout votre système. Créez un utilisateur dédié avec des droits restreints.
- Auditez les skills. Avant d'installer un module tiers, lisez le code. La communauté est géniale, mais tous les développeurs ne sont pas égaux en sécurité.
- Utilisez des modèles locaux pour les données sensibles. Ollama tourne sur votre machine, vos données ne sortent jamais.
- Surveillez les logs. OpenClaw génère des traces de toutes ses actions. Mettez en place des alertes sur les comportements suspects.
La roadmap : où va OpenClaw ?
Trois noms en deux mois, c'est beaucoup. Mais Peter Steinberger a annoncé qu'OpenClaw est le nom définitif. Le domaine openclaw.ai a été acheté, l'identité visuelle stabilisée. Place maintenant à la construction sur des fondations solides.
Court terme (Q1 2026) : la stabilisation
L'objectif immédiat est de rendre OpenClaw accessible aux non-développeurs. Aujourd'hui, l'installation nécessite un peu de ligne de commande et de configuration. Les prochaines versions vont simplifier drastiquement l'onboarding avec des assistants d'installation, une documentation enrichie, et peut-être même des images Docker préconfigurées.
Le sandbox Docker est également dans les tuyaux : permettre à l'agent d'exécuter du code dans un environnement isolé, sans risque pour le système hôte. Essentiel pour les cas d'usage les plus audacieux.
Enfin, des skills intégrés officiels vont être proposés par défaut, couvrant les besoins les plus courants (gestion d'agenda, emails, notes, etc.).
Moyen terme (2026) : l'écosystème
La vision à moyen terme ressemble à ce qu'Apple a fait avec l'App Store : créer un marketplace de skills vérifiés et notés par la communauté. ClawdHub existe déjà en version beta, permettant aux développeurs de partager leurs extensions.
Les fonctionnalités enterprise vont aussi arriver : gestion d'équipe, audit trails détaillés, SSO (single sign-on), intégration avec les outils de compliance. Les PME qui grandissent ont besoin de ces fonctionnalités pour passer de l'outil "sympa pour les devs" à l'infrastructure critique de l'entreprise.
Le support des modèles locaux va être renforcé, avec des optimisations spécifiques pour Ollama et l'ajout de nouveaux providers.
Et puis, il y a l'app mobile native. Aujourd'hui, vous utilisez OpenClaw via vos apps de messagerie existantes, ce qui est puissant mais limité. Une app dédiée iOS/Android pourrait offrir des fonctionnalités supplémentaires : notifications push intelligentes, widgets, intégration système profonde.
Long terme : le standard de l'IA agentique personnelle
L'ambition ultime ? Faire d'OpenClaw le standard de facto pour l'IA agentique auto-hébergée, bridgeant le monde personnel et professionnel. Que vous soyez un développeur solo, une startup de 10 personnes, ou une PME de 200 employés, OpenClaw s'adapte à votre échelle.
C'est une vision ambitieuse, mais l'adoption explosive (100 000+ étoiles GitHub en deux mois) montre qu'il y a un besoin réel. Les gens veulent de l'IA puissante, mais ils veulent aussi garder le contrôle. OpenClaw offre les deux.
Comment démarrer avec OpenClaw aujourd'hui
Assez de théorie. Vous voulez tester ? Voici les étapes concrètes.
Installation de base
La méthode la plus simple pour démarrer est via npm :
npm install -g @openclaw/cli
openclaw onboard --install-daemon
La commande onboard va vous guider à travers la configuration initiale : choix du modèle (API cloud ou local), connexion à vos plateformes de messagerie, installation du daemon système.
Si vous avez une ancienne installation de Moltbot ou Clawdbot, la migration est simple :
npm update -g @openclaw/cli
Puis mettez à jour vos imports dans package.json : remplacez @moltbot/* par @openclaw/*. Les fonctionnalités restent identiques, c'est juste le namespace qui change.
Connecter vos messageries
OpenClaw utilise des connecteurs spécifiques pour chaque plateforme. Pour WhatsApp, vous aurez besoin de WhatsApp Web Multi-Device (le système scanne un QR code, comme pour WhatsApp Web). Pour Slack, c'est une app Slack classique avec les permissions appropriées. Pour Telegram, un bot token.
La documentation sur openclaw.ai (qui remplace docs.molt.bot et docs.clawd.bot) détaille chaque connecteur avec des guides pas-à-pas.
Choisir votre modèle
Si vous débutez, l'API d'OpenAI ou d'Anthropic (Claude) est le plus simple. Vous créez une clé API, vous la configurez dans OpenClaw, et ça fonctionne.
Si vous voulez tester en local, installez Ollama :
curl -fsSL https://ollama.com/install.sh | sh
ollama pull glm4:7b-flash
Puis configurez OpenClaw pour utiliser Ollama comme provider. Vos conversations ne quitteront jamais votre machine.
Vos premiers skills
Commencez simple. Installez le skill de résumé de documents ou celui de gestion de tâches. Testez les commandes de base. Puis, au fur et à mesure que vous vous familiarisez, explorez ClawdHub pour des skills plus avancés.
Si vous avez des développeurs dans l'équipe, créer un skill custom est étonnamment simple. C'est du JavaScript/TypeScript classique, avec une API bien documentée pour interagir avec l'agent.
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FAQ : vos questions, nos réponses
OpenClaw va-t-il encore changer de nom dans trois mois ?
Non, et Peter Steinberger l'a confirmé publiquement. Clawdbot était un nom temporaire (le projet était un weekend hack). Moltbot reflétait la transformation vers un assistant proactif. OpenClaw est le nom définitif, pensé pour durer : il évoque l'héritage (Claw, la pince de homard), l'ouverture (Open, pour open-source), et la catégorie (AI agents). Le domaine est acheté, l'identité stabilisée. C'est parti pour durer.
Est-ce que je dois tout migrer à chaque changement de version ?
Les breaking changes comme ceux de la v2026.1.29 sont rares et annoncés clairement. Dans ce cas précis, c'était pour des raisons de sécurité critiques (suppression de l'option auth:none). La migration consistait essentiellement à mettre à jour les imports dans le code (@moltbot/* vers @openclaw/*). L'équipe maintient une compatibilité backward via des shims (alias) pour les commandes legacy comme clawdbot. Donc non, ce n'est pas le chaos à chaque update, mais suivez les release notes.
OpenClaw peut-il vraiment remplacer des outils comme Cursor ou Claude Code ?
Non, et ce n'est pas l'objectif. OpenClaw est complémentaire. Cursor et Claude Code sont des assistants de coding incroyablement puissants, optimisés pour l'édition de code. OpenClaw, lui, orchestre ces outils depuis vos messageries. Vous pouvez lancer Claude Code via OpenClaw depuis votre téléphone, recevoir les résultats, et valider ou ajuster. C'est une couche d'orchestration et d'accessibilité, pas un remplacement. Les meilleurs setups combinent les deux.
Qu'en est-il de la vie privée si j'utilise WhatsApp ou Slack ?
C'est une excellente question. OpenClaw lui-même tourne sur votre infrastructure (votre Mac, votre serveur), donc vos données ne passent pas par les serveurs d'OpenClaw (qui n'existent pas, c'est open-source et auto-hébergé). Maintenant, si vous utilisez l'API d'OpenAI ou Claude, vos messages sont envoyés à ces services pour traitement – lisez leurs politiques de confidentialité. Si c'est un problème, utilisez des modèles locaux via Ollama : dans ce cas, absolument rien ne sort de votre machine. Quant à WhatsApp/Slack, OpenClaw utilise leurs APIs officielles avec le même niveau de chiffrement que vos conversations normales.
Conclusion : l'IA qui s'adapte à vous, pas l'inverse
Pendant des années, on nous a vendu le même rêve : l'assistant IA universel qui changerait nos vies. Mais la réalité, c'était toujours la même friction. Ouvrir une nouvelle app. S'habituer à une nouvelle interface. Jongler entre outils.
OpenClaw inverse le paradigme. L'IA vient à vous, là où vous êtes déjà. Dans WhatsApp où vous discutez avec vos collègues. Dans Slack où vous coordonnez vos projets. Dans Telegram où vous gérez votre side-project.
Trois noms en deux mois, c'est déstabilisant. Mais c'est aussi le signe d'un projet qui évolue en écoutant ses utilisateurs, qui n'a pas peur de se remettre en question, et qui construit quelque chose de vraiment nouveau. Pas une énième surcouche sur ChatGPT, mais une infrastructure agentique pensée pour durer.
Pour les startups et PME tech, c'est une opportunité unique. L'IA auto-hébergée vous donne le contrôle. L'architecture modulaire vous permet de grandir à votre rythme. L'intégration avec vos outils existants supprime la friction. Et la communauté open-source garantit que vous ne dépendez pas du bon vouloir d'une entreprise tierce.
OpenClaw n'est pas parfait. La sécurité demande de la vigilance. L'installation n'est pas encore triviale pour les non-techniques. Mais la direction est claire, et l'exécution impressionnante.
Alors, prêt à donner une chance à cet assistant qui a enfin trouvé son nom ?
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Écrit par Canopy
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